Nos combats

Risque cardio-vasculaire
chez les femmes

Halte aux idées reçues ! Les maladies cardio-vasculaires sont la 1ère cause de mortalité chez les femmes. 

Les maladies cardio-vasculaires sont trop souvent perçues comme spécifiquement masculines touchant l’homme de 50 à 60 ans, fumeur, sédentaire, avec de l’embonpoint. Ce préjugé reste très présent, alors que de plus en plus de femmes jeunes sont touchées. Cette progression est liée à l’évolution de leur mode de vie depuis 30 ans.

En vivant au même rythme que les hommes, elles ont adopté les mêmes mauvaises habitudes : tabac, mauvaise alimentation, stress, manque d’exercice physique…  

La lutte contre les maladies cardio-vasculaires chez les femmes représente pour nous une priorité de santé publique.

Préjugés Le cri d’alerte lancé par la Fédération Française de Cardiologie, réalisé par Maïwenn

Consultez le dossier de presse

Des symptômes souvent plus atypiques 

Les infarctus ont triplé ces 15 dernières années chez les femmes de moins de 50 ans.

Et dans plus de la moitié des cas, ils se manifestent par des symptômes méconnus des femmes, ce qui réduit leur chance d’être prises en charge à temps.

Des conséquences plus graves chez les femmes

« Les femmes sont moins bien dépistées et prises en charge plus tardivement. Les études montrent qu’elles arrivent dans les services d’urgence une heure plus tard que les hommes...

Ce retard de diagnostic est grave puisqu’il peut conduire à un retard de prise en charge thérapeutique. C’est une véritable perte de chance, car les femmes se remettent plus difficilement » explique le Professeur Claire Mounier-Vehier, Présidente de la Fédération Française de Cardiologie.

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Des facteurs de risques plus spécifiques et plus nocifs :

  • le tabac 

  • l’association du tabac avec une pilule contraceptive

  • le stress

  • la sédentarité, le surpoids ou l’obésité

  • le diabète et le cholestérol

  • l’hypertension artérielle

Les femmes doivent redoubler d’attention aux 3 phases clés de la vie hormonale : lors de la prescription de leur 1ère contraception, pendant leur grossesse et à l’âge de la ménopause.

Quels sont les signes qui doivent alerter les femmes ?
 

symptômes de l'infarctus chez la femme

Si vous ressentez l’un de ces signes de manière brutale ou intense, appelez le 15 

Retard de diagnostic et inégalité de traitement

Les femmes sont pénalisées par le diagnostic souvent tardif de leur infarctus. Dans une étude réalisée chez les patients se présentant aux urgences pour suspicion de syndrome coronarien aigu, le fait d’être une femme de moins de 55 ans était un facteur prédictif de non hospitalisation avec un taux augmenté de mortalité. 34 % des femmes contre 27% des hommes avaient un infarctus du myocarde non diagnostiqué. Les hommes avaient 50% de chances supplémentaires d’avoir un diagnostic d’infarctusxii.

  • Les femmes ont plus de risques de décéder ou de refaire un accident cardiovasculaire dans l’année qui suit leur infarctus, comparativement aux hommes. Notamment, parce qu’elles sont moins bien traitées et moins nombreuses à suivre un programme de réadaptation cardiaque.   

  • La réadaptation cardiaque est recommandée quand l’infarctus a nécessité une chirurgie cardiaque ou une angioplastie coronaire. Il se compose d’exercices physiques progressifs pour ré-entraîner le muscle cardiaque et de séances d’éducation thérapeutique. Participer à un tel programme permet de diminuer de moitié le risque de récidive d’infarctus comme nous les organisons dans tous nos clubs Cœur et Santé.

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Des traitements au long cours moins souvent prescrits


  • Après un infarctus, les femmes reçoivent moins souvent de traitement médicalxxiv. À la sortie d’hospitalisation, les femmes ont significativement moins d’aspirine (87,5% vs. 90,4%), de bétabloquant (80,5% vs. 82,7%), et de statines (55,9% vs. 63,4%) que les hommes, alors que ces traitements sont indiquésxxv, et que les recommandations européennes ou américaines ne font aucune différence en fonction du sexe pour la prise en charge de l’angor stable ou du syndrome coronaire aigu. 

  • Des ordonnances parfois aléatoires 
    Tous les traitements ont la même efficacité chez l’homme et la femme, mais les doses doivent être adaptées, en prenant en compte le risque iatrogène, notamment hémorragiquexxvi. De plus, selon une enquête du CDC (Center for Disease Control), portant sur près de 30 000 consultations, les femmes ne bénéficiaient pas des mêmes conseils d’hygiène de vie que les hommes. Même lorsqu’elles avaient un diagnostic de maladie coronaire, moins de 10% d’entre elles avaient un bon contrôle de leur cholestérol. 

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Sources :

xii Willingham SM, Kilpatrick ES, et al. Evidence of gender bias when applying the new diagnostic criteria for myocardial infarction. Heart. 2005;91:237-238.

xxiv Koopman C, et al. Persisting gender differences and attenuating age differences in cardiovascular drug use for prevention and treatment of coronary heart disease, 1998–2010. Eur Heart J. 2013;34(41):3198-3205. Dey S, Flather MD, Devlin G, et al., for the Global Registry of Acute Coronary Events Investigators. Sex-related differences in the presentation, treatment and outcomes among patients with acute coronary syndromes: the Global Registry of Acute Coronary Events. Heart. 2009;95:20-26. Steg G, et al. Undertreatment of women with atherothrombosis : result from the worldwide REACH Registry. EUR Heart J. 2005 26(Suppl) : Abstract 1642.

xxv Koopman C, et al. Persisting gender differences and attenuating age differences in cardiovascular drug use for prevention and treatment of coronary heart disease, 1998–2010. Eur Heart J. 2013;34(41):3198-3205.

xxvi Hemingway H, et al. Prevalence of angina in women versus men a systematic review and meta-analysis of international variations across 31 countries. Circulation. 2008;117(12):1526-1536.
Ferrari R, et al. Gender-and age-related differences in clinical presentation and management of outpatients with stable coronary artery disease. Int J Cardiol. 2013;167(6):2938-2943.Koopman C, et al. Persisting gender differences and attenuating age differences in cardiovascular drug use for prevention and treatment of coronary heart disease, 1998–2010. Eur Heart J. 2013;34(41):3198-3205.Dey S, Flather MD, Devlin G, et al., for the Global Registry of Acute Coronary Events Investigators. Sex-related differences in the presentation, treatment and outcomes among patients with acute coronary syndromes: the Global Registry of Acute Coronary Events. Heart. 2009;95:20-26.
Steg G, et al. Undertreatment of women with atherothrombosis : result from the worldwide REACH Registry. EUR Heart J. 2005 26(Suppl) : Abstract 1642.