Une mission prioritaire

Accompagner le progrès

Les maladies cardio-vasculaires font plus de 400 morts par jour : il s’agit d’un véritable enjeu de santé publique

La recherche multiplie les alternatives thérapeutiques

La prise en charge des maladies cardio-vasculaires fait partie des domaines de la médecine qui ont le plus progressé au cours des dernières décennies. Grâce aux avancées de la recherche, des traitements variés, efficaces et de moins en moins lourds sont disponibles, ou le seront bientôt, pour la plupart des maladies cardio-vasculaires.

Des techniques simples peuvent changer la vie des malades

Véritable révolution, la cardiologie interventionnelle s’impose aujourd’hui comme une alternative crédible à la chirurgie et devient la référence pour de nombreuses maladies.

  • Les bénéfices sont immenses pour les patients car les interventions, réalisées sous anesthésie locale, sont beaucoup moins traumatisantes.
  • Le traitement des rétrécissements coronaires se pratique ainsi par l’implantation d’un stent, un petit ressort qui dilate l’artère. Les pontages deviennent plus rares.
  • La plupart des implantations de prothèses électriques actives (stimulateurs cardiaques traditionnels pour cœurs trop lents, défibrillateurs automatiques pour la prévention de la mort subite chez les patients à haut risque, stimulateurs cardiaques triple chambre pour resynchroniser les cœurs défaillants...) sont maintenant réalisées par cathétérisme sous anesthésie locale.
  • Dans le domaine des cardiopathies congénitales, plusieurs malformations simples peuvent être corrigées sans chirurgie.

Pas de médicaments sans recherche

Les médicaments à disposition du cardiaque ont moins de 30 ans :

  • Antiarythmiques (troubles du rythme) ;
  • Diurétiques (insuffisance cardiaque et hypertension artérielle) ;
  • Vasodilatateurs (circulation sanguine) ;
  • Cardiotoniques (insuffisance cardiaque) ;
  • Antiagrégants plaquettaires et anticoagulants (développement de «thrombus» ou caillots sanguins) ;
  • Hypolipémiants (graisses présentes dans le sang et les cellules).

Hier, les grandes premières étaient chirurgicales :

Aujourd'hui, la recherche a généralisé des techniques moins lourdes :

  • 1986 : 1re mondiale : mise en place d'un stent intracoronaire (Toulouse).
  • 2002 : 1re mondiale : implantation d'un « stent valvulé » dans l'aorte (Rouen).
  • 2004 : L'angioplastie et les stents représentent 85 % des gestes de revascularisation.

Une innovation de la recherche française : le remplacement de la valve aortique

L’équipe de cardiologie du CHU de Rouen dirigée par le Professeur Cribier travaille sur ce sujet depuis 14 ans.
Une valve artificielle percutanée basée sur les principes combinés du stent et de la bioprothèse valvulaire chirurgicale est introduite dans les vaisseaux sanguins par cathétérisme et menée jusqu’à la valve malade.