Les traitements des maladies cardio-vasculaires

L'accident vasculaire
cérébral

La grande majorité des accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont des accidents ischémiques, autrement dit des infarctus cérébraux, conséquence d'une artère obstruée. Les autres types d'AVC sont des hémorragies consécutives à des ruptures : rupture d'un vaisseau dans le cerveau ou rupture au niveau d'une malformation artérielle (anévrysme) située dans les méninges. Quelle qu'en soit l'origine, le traitement d'un AVC est une urgence.

L'infarctus cérébral

Limiter l'aggravation des lésions, éviter la survenue des complications par l'utilisation de thrombolytiques mais surtout de l'aspirine et des anticoagulants (héparine), tel est le but des traitements utilisés en urgence. Lorsque la phase aiguë est passée, il faut prendre en charge les déficits neurologiques par une rééducation adaptée (kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie,etc.) et donner un traitement visant à prévenir les récidives.

La rééducation

Elle doit débuter le plus tôt possible. Elle favorise la récupération, apprend au patient à utiliser le potentiel restant et prévient les complications, notamment articulaires. La récupération, très progressive, se fait par paliers sur plusieurs mois. Le risque de récidive dépend de la cause du premier infarctus cérébral. Le fait de ne pas avoir identifié de cause n’est pas du tout péjoratif car, dans ce cas, le risque de récidive est très faible.

Les traitements

La prévention des infarctus cérébraux repose sur :

  • une éviction des facteurs de risque,
  • un traitement médicamenteux visant à diminuer le risque de formation de thrombus (traitement anti-thrombotique) qui dépend de la cause du premier infarctus cérébral et parfois un traitement chirurgical (endartériectomie) d’une lésion sévère d’athérosclérose qui rétrécit une artère carotide. L’endartériectomie consiste à enlever chirurgicalement la plaque d’athérosclérose qui est responsable du rétrécissement.

Il existe plusieurs types de traitements anti-thrombotiques. On distingue les anticoagulants (antivitamine K) qui sont généralement prescrits en cas de source cardiaque d’embolie et les antiagrégants plaquettaires (aspirine, ticlopidine, clopidogrel et dipyridamole) qui sont prescrits dans les autres cas. Toutes ces mesures de prévention diminuent également le risque d’autres pathologies vasculaires.

La prévention de l'AVC

Elle passe par la lutte contre les dix facteurs de risque d’accidents vasculaires, hiérarchisés en juillet 2010 dans l’étude mondiale INTERSTROKE, publiée dans le journal The Lancet : 

  • l'hypertension artérielle,
  • l’absence d’activité physique d’au moins 4 heures par semaine,
  • l’obésité abdominale,
  • l’hypercholestérolémie,
  • le tabagisme,
  • l’alimentation peu équilibrée,
  • les embolies d’origine cardiaque,
  • les troubles psychosociaux,
  • le diabète,
  • le fait de ne pas boire un peu d’alcool (uniquement chez les personnes saines en prévention primaire)

Cette lutte est au cœur des recommandations pour la prévention de l'ensemble des événements vasculaires. En effet, l'infarctus cérébral confère un risque élevé de récidive mais aussi un risque important d'infarctus du myocarde et de décès d'origine vasculaire.

La réduction des facteurs de risque de l'hypertension artérielle, en premier lieu le tabac et l'obésité, sont au cœur des recommandations pour la prévention de l'ensemble des événements vasculaires, parce que l'infarctus cérébral confère un risque élevé de récidive mais aussi un risque important d'infarctus du myocarde et de décès d'origine vasculaire.