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La FFC met la recherche
innovante à l’honneur

Avec un nouveau colloque le 8 mars à l’Académie nationale de médecine, la Fédération Française de Cardiologie met à l’honneur des projets de pointe issus de la recherche française au service des maladies cardio-vasculaires. En effet la Fédération Française de Cardiologie est aujourd’hui l’un des tout premiers financeurs indépendants de la recherche cardio-vasculaire en France avec plus de 3 millions d’euros alloués en 2018 à des jeunes chercheurs et des équipes de recherche partout en France. Les équipes de ces projets de recherche recevront officiellement leurs bourses et dotations à la fin du colloque.

En France, les maladies cardio-vasculaires font encore 400 victimes par jour et représentent la 1ère cause de mortalité chez les femmes et les plus de 65 ans, et la seconde chez les hommes1. La prévention est primordiale pour faire diminuer ces chiffres, mais la découverte de méthodes de diagnostic précoces et de thérapies innovantes sont également la clé pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique.

La Fédération Française de Cardiologie, engagée dans la lutte contre les maladies cardio-vasculaires, se mobilise au quotidien aux côtés des meilleurs chercheurs pour financer des projets innovants permettant de mieux comprendre et prendre en charge ces maladies. Que ce soit dans le domaine de la chirurgie cardiaque, de l’optimisation du diagnostic de certaines maladies ou de l’amélioration de la connaissance des spécificités du cœur des femmes, les équipes présentent ce jour à l’Académie nationale de médecine des projets à la pointe de l’innovation. La Fédération Française de Cardiologie finance cette recherche innovante et indépendante grâce à la générosité de ses donateurs.

L’œil, miroir du cœur

Aujourd’hui, seule une coronographie permet d’identifier une sténose coronaire, rétrécissement des artères irrigant le cœur. Elle permet de préciser l’état général des gros vaisseaux et de localiser les zones de rétrécissement provoquées par des plaques d’athérome2. Cependant, cette technique largement utilisée aujourd’hui n’explore pas les petites artères ou microcirculation qui représentent pourtant 90 % du volume sanguin autour du cœur et jouent un rôle majeur dans l’irrigation du muscle cardiaque. L’équipe menée par le Pr Pierre Lantelme, cardiologue à Hôpital de la Croix-Rousse à Lyon en collaboration avec le Centre de Recherche en Acquisition et Traitement de l’Image pour la Santé (CREATIS) souhaite, avec le projet COREYE (COronary Resistance by EYE examination), confirmer qu’il est possible de déterminer le risque de résistance coronarienne en analysant les micro-vaisseaux du fond de l’œil. Ainsi, un simple examen ophtalmologique non-invasif pourrait permettre de valider la décision de poser un stent.

Projet soutenu à hauteur de 248 500 euros par la Fédération Française de Cardiologie.

Vers le premier patch réparateur pour le cœur

Aujourd’hui, une des possibilités pour les patients ayant un myocardedéfaillant est chirurgicale par voie de greffe cardiaque. Il s’agit d’un processus long, coûteux et très lourd, puisqu’une fois transplantés ces patients sont traités durant toute leur vie pour éviter un rejet. Actuellement des travaux de recherche sont entrepris pour développer le recours à la thérapie cellulaire cardiaque. Si cette technique représente un réel espoir et une alternative bien moins invasive pour les patients, son efficacité est encore incertaine car elle dépend largement du taux de prise de greffe. En effet, pour survivre et proliférer, les cellules saines greffées ont besoin de rester groupées et d’être vascularisées en permanence. Pour répondre à cet écueil, l’équipe conduite par Onnik Agbulut, professeur à l’Institut de Biologie Paris-Seine, travaille à la conception d’un patch réparateur constitué d’un biomatériau pré-vascularisé enfermant des cellules cardiaques saines qui serait appliqué directement sur le ventricule à la façon d’un pansement actif. Les premiers essais sont prometteurs et l’équipe se concentre actuellement sur le perfectionnement de ce patch cardiaque pour de prochains essais sur le modèle animal.

Projet soutenu à hauteur de 80 000 euros par la Fédération Française de Cardiologie.

Mieux soigner le cœur des femmes : une étude 100 % pour les femmes par une femme

Si la mortalité par maladies cardio-vasculaires a diminué de manière générale, grâce notamment à la diffusion de thérapies innovantes, les femmes demeurent les premières victimes de ces maladies en France et sont également touchées de plus en plus jeunes. Compte tenu du peu d’études conduites sur le cœur des femmes, le Dr Marie Moitry, médecin spécialiste de santé publique et responsable scientifique des registres des cardiopathies ischémiques aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, et son équipe ont lancé une étude épidémiologique du syndrome coronaire aigu chez la femme âgée de 35 à 74 ans dans trois régions4. Les résultats permettront d’améliorer sensiblement la compréhension de cette maladie chez les femmes afin d’optimiser leur prise en charge et leurs chances de survie.

Projet soutenu à hauteur de 35 000 euros par la Fédération Française de Cardiologie.

« La commission scientifique de la Fédération Française de Cardiologie identifie et soutient des projets de plus en plus ambitieux. A la pointe de l’innovation, ils contribuent au rayonnement mondial de la recherche française. La recherche est un objectif majeur et prioritaire pour la FFC, avec un budget en progression régulière et un réel souci d’évaluation des projets financés. En 2018, nous avons soutenu plus de 50 projets de recherche porteurs d’espoir. » déclare le Pr Claire Mounier-Vehier, présidente de la Fédération Française de Cardiologie.

« L’une des forces de la Fédération Française de Cardiologie est d’être au quotidien à l’écoute des besoins du public, des patients et des professionnels de santé. C’est un atout pour concrétiser les défis que se lancent les chercheurs. La recherche joue un rôle central dans la prévention et l’amélioration de la prise en charge des maladies cardio-vasculaires, c’est un combat que nous devons gagner ! » ajoute le Pr François Delahaye, vice-président de la Fédération Française de Cardiologie et président de la commission scientifique.

 
 

[2] L’athérome est un dépôt par accumulation de différents éléments (graisse, sang, tissu fibreux, dépôt calcaire) sur une partie de la paroi interne d'une artère.

[3] Le myocarde est le tissu musculaire du cœur, ses contractions permettent la circulation du sang au sein de l’organisme.

[4] Suivi de trois registres français des cardiopathies ischémiques dans le Bas-Rhin, la région de Lille et la Haute-Garonne.

La FFC met la recherche innovante à l’honneur

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La Fédération Française de Cardiologie lutte contre les maladies cardio-vasculaires depuis plus de 55 ans. Association reconnue d’utilité publique depuis 1977, elle est financée exclusivement grâce à la générosité du public et ne reçoit aucune subvention de l’Etat. Présente partout en France, ses quatre missions sont : le soutien de la prévention, le financement de la recherche cardio-vasculaire, l’accompagnement des patients cardiaques et la promotion des gestes qui sauvent.

 

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