Date de publication : le • Modifié le 21 mai 2021 • Temps de lecture : 2 min.

BURN-OUT, PRÉVENIR L’ÉPUISEMENT PROFESSIONNEL

Burn-out, prévenir l’épuisement professionnel

Compétitivité accrue, nouvelles technologies, précarité de l’emploi, globalisation des marchés…

Le monde du travail est touché par de profondes mutations qui bouleversent les travailleurs. La fréquence des problèmes de santé liés au travail augmente ainsi de façon alarmante depuis la toute fin du XXème siècle.

Parmi eux, un trouble sort nettement du lot : le burn-out (appelé aussi épuisement professionnel), qui augmente considérablement le risque cardio-vasculaire. Qu’en est-il et comment y échapper ?

Un épuisement professionnel intense

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a défini le burn-out par « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ». Nécessairement lié au travail, le burn-out est à distinguer de la dépression parce qu’il est toujours lié à un état de stress chronique.  Il constitue en France la 1re cause d’arrêt de travail prolongé1.

On le repère facilement par ses symptômes caractéristiques :

  • démotivation par rapport au travail,
  • attitude cynique, anxiété, pensées sombres,
  • tendance à l’isolement,
  • sommeil perturbé, fatigue persistante, problèmes digestifs ou cutanés…

Le stress, principal responsable

Il n’est pas évident d’en exposer les causes exactes, mais les praticiens pointent du doigt certains facteurs responsables du burn-out.

Le stress chronique serait le déclencheur le plus important mais régulièrement associé à une charge de travail élevé, un manque d’autonomie (pas de participation à la décision), un manque de reconnaissance compte tenu des efforts fournis et une communication insuffisante avec la direction ou les employés.

Certains individus y seraient davantage sujets : ceux dont la résistance au stress est moindre, ceux dont le perfectionnisme est élevé ou l’estime de soi basse, et ceux ayant de lourdes responsabilités en dehors du travail (problèmes familiaux, situation financière intenable, etc.).

À l’extrême, le Karoshi est une forme de burn-out  suraigu qui peut causer la mort du salarié à la suite d’un arrêt cardiaque lié  à une charge de travail stressant trop importante. Plus de 24 heures de travail consécutives ou plus de 16 heures par jour durant plus d’une semaine.

Une seule solution : le changement

Parce qu’un burn-out peut avoir des répercussions sur toutes les facettes de la vie (glissement vers la dépression, problèmes de couple, maladies cardiaques, suicides, etc.), il est indispensable de s’en prémunir.  Être à l’écoute des symptômes liés au stress est indispensable pour se rendre compte du mal qui nous ronge et introduire le changement.

Celui-ci passe par l’adoption d’attitudes différentes telles qu’apprendre à déléguer, savoir dire non, profiter de ses heures de pause, engager des discussions sincères avec ses collègues…

Parfois, néanmoins, l’aide d’un psychologue ou d’un psychothérapeute pourra être utile pour comprendre les raisons qui ont mené à l’épuisement. Il arrive que la solution ne passe uniquement que par le changement du milieu de travail voire du métier pratiqué. Dans tous les cas, un arrêt de travail est nécessaire pour permettre le repos et rééquilibrer les flux hormonaux de l’organisme.

Sources

  1. European Agency for Safety and Health at Work. OSH in figures: stress at work – facts and figures
  2. PasseportSantéL’épuisement professionnel (burnout),
  3. Rémillard G (éd). Dépression etburnout. Décision Média

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