Le cœur

La tension artérielle

Le coeur est dans une agitation continuelle Hippocrate

La tension artérielle : c’est la pression qui règne à l’intérieur des artères

Comme l’évoquait déjà si bien Hippocrate, cette agitation se caractérise par mouvement périodique, rythmé par 2 bruits que l'on appelle le cycle cardiaque (ou révolution cardiaque). Véritable pompe, le cœur se contracte (on parle de systole) 50 à 80 fois par minute au repos et encore plus à l’effort ou lors d’une émotion.

Le cycle cardiaque

Il est perceptible à l'oreille sous la forme de 2 bruits et de 2 silences, un petit et un grand. Le premier bruit du cœur, provoqué par la fermeture des valvules mitrale et tricuspide, marque le début du 1er temps du cycle cardiaque ou systole (du mot grec signifiant contraction). Pendant le petit silence, les ventricules vont éjecter simultanément leur contenu de sang :

  • le ventricule droit vers les poumons par l'artère pulmonaire,
  • le ventricule gauche vers les viscères et les tissus par l'aorte et ses branches.

C'est la quantité de sang éjecté à chaque systole qui détermine le débit cardiaque (environ cinq litres par minute). La baisse de ce débit définit quant à elle  l'insuffisance cardiaque.

Après la systole survient la diastole, ou grand silence, dont le début est marqué par le deuxième bruit du cœur, qui traduit la fermeture des valvules séparant l'aorte et l'artère pulmonaire des ventricules.

Pendant le grand silence, les ventricules se relâchent (on parle de relaxation) et se remplissent du sang que déversent les oreillettes (remplissage ventriculaire) avant de préparer la systole suivante.

Qu'est-ce qu'une bonne tension artérielle ? 

La tension artérielle ? C'est la pression avec laquelle le sang circule.

La tension artérielle n’a rien à voir avec la tension nerveuse. La tension artérielle : c’est la pression qui règne à l’intérieur des artères. La mise en tension des parois artérielles permet au sang de circuler correctement et de parvenir, par les artères et les vaisseaux capillaires, aux endroits les plus éloignés et les plus infimes de notre corps, du cuir chevelu aux orteils.

Grâce à son élasticité, l'artère joue une rôle actif et complémentaire du cœur dans la propulsion du sang. Au moment de la systole, les artères se dilatent au passage de l'onde sanguine créée par la contraction du cœur et l'éjection du sang via le ventricule gauche.

Durant le blanc entre deux contractions, tandis que le ventricule gauche se remplit d'un nouveau volume de sang à éjecter (diastole), c'est l'artère qui, après avoir été dilatée par la pression systolique, revient à sa position en se contractant (les artères sont des tissus vivants, musclés qui se contractent et se dilatent) et propulse le sang, qui circule ainsi, de façon pulsatile, dans tout le corps.

La pression artérielle varie à divers moments de la journée. Elle s'abaisse durant le sommeil et le repos, remonte au cours de diverses activités, atteignant des sommets en cas d'émotions soudaines ou d'efforts violents (en particulier au cours d’efforts toniques). La chaleur entraîne une baisse de la pression artérielle par vasodilatation artérielle. En revanche, le froid augmente la pression artérielle.

Qu'est ce qu'une tension artérielle normale ? 

La valeur normale de la pression artérielle est de 120/80*. Le chiffre le plus élevé est la pression maximale, lorsque le cœur se contracte pour se vider. C’est la pression systolique. Le chiffre le moins élevé est la pression minimale, lorsque le cœur se relâche pour se remplir. C’est la pression diastolique.

La valeur limite au-delà de laquelle on parle d’hypertension artérielle est de 140/901 lorsque la mesure est faite au cabinet médical et 135/851 lors d’une automesure. Plus la tension est élevée, plus le risque de maladie cardio-vasculaire est important.

Les bienfaits de l'activité physique pour lutter contre l'hypertension 

Le maintien ininterrompu de la position assise et le manque d’activité physique au quotidien conduisent à la progression des facteurs de risque cardio-vasculaire, comme l’hypertension artérielle (+12%)2le diabète (+12 à +35%)2 et l’élévation du cholestérol. Alors faites descendre votre tension artérielle grâce au sport

Tabac et tension artérielle

Chaque cigarette entraine, chez le fumeur, une élévation de la pression artérielle durant une période de 20 à 40 minutes, ainsi qu’une augmentation du rythme cardiaque d’environ 40 %, qui usent prématurément le cœur et fragilisent les parois des artères. Pour tout savoir sur le sujet, lisez notre article sur la relation entre tabac et tension artérielle

 

1 mm de mercure. C’est l’unité de mesure de la pression artérielle

2 Selon les méta-analyses publiées dans l’International Chair on Cardiometabolic Risk (ICCR) en 2012.

 

 

L’hypertension artérielle, premier facteur de risque cardio-vasculaire

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